dimanche 6 février 2011

SCÈNE DE RUE: La nuit des chiens

Ici, il peut arriver de vous faire réveiller la nuit par des hurlements d’horreur sortie tout droit du coeur des chiens. Malgré les bouchons top qualité que vous avez achetés avant de partir et qui vous coûtent le même prix que cette chambre où vous dormez à Udaïpur, l’intensité de l’émotion vécue par la bête vous sort de votre sommeil profond et vous laisse une couple de minute à regarder le plafond.

Par nuit de problèmes gastro-intestinaux omni-présents, vous pouvez vous raconter mille histoires en les écoutant japper et hurler des quatre coins de la ville depuis votre siège de toilette; « est-ce un règlement de compte chez les bâtards? » « va-t-il revenir avec sa gang? » «moment d’amour torride ou un viol canin? » etc… Enfin, en milieu d’après-midi vous comprenez mieux pourquoi ils arrivent à dormir à pattes fermées presque en pleine rue avec des tuk tuk qui leur passe à deux pouces du poil et le bruit incessant des klaxons… ils ont chaud et sont très très fatigués, c’est tout.




samedi 5 février 2011

SCÈNE DE RUE : L'attente

C’est souvent quand on attends dans un lieu public qu’on a droit au plus hétéroclite spectacle de rue. Un matin pendant que la ville dort encore, on attend l’autobus sur une des artères principales de la capitale du Gujarat (Ahmedabad; population 5 millions d’habitants). Tranquillement passe devant nous 43 tuk-tuk, 7 chiens lendemain de veille, 4 indiens à vélo qui tirent cent fois leur poids, 3 vaches sacrées cherchant de quoi à ruminer, 2 dromadaires chargés à bloc et 1 singe. Mais tout un. Tellement énorme, qu’il était grand comme le petit dans RBO…comme quoi tout est relatif.

Voici une petite séquence qui vous donne une idée du lieu :

vendredi 4 février 2011

Citation du jour

J'peux pas croire qu'on peut tenir aussi longtemps rien qu'avec des bananes pis des biscuits secs.
Anne, étonnée, à Karine, les deux subissant ce régime depuis trois jours. :-)

Karine ou le voyage dans le voyage

Notre amie Karine nous surprend par ses talents en relations publiques. Nous ne savons pas si c’est par zèle ou par incapacité de faire autrement qu’elle collectionne les rencontres. Son cellulaire indien sonne à répétition à notre grand étonnement, nous qui n’en possédons même pas au Québec, n’étant pas très portés ni l’un ni l’autre sur la téléphonie.
Karine, c’est une championne catégorie olympique quand il s’agit de communications. Elle séduit tous ceux qu’elle rencontre. Si elle part déjeuner seule, nous sommes assurés qu’elle reviendra avec un nouveau numéro de portable et que son cellulaire sonnera dans la prochaine heure. Moi qui suis méfiante de nature, je la regarde aller avec une certaine envie, d’autant plus qu’elle a un bon instinct. Enfin, habituellement...

Bref, François et moi sommes si fascinés du nombre de ses conquêtes que nous lui avons demandé de vous présenter quelques personnages qui ont croisé sa route ou la croiseront au cours de ce voyage.

Karine dans son kit de chauffeuse d'autobus.

RENCONTRE: Le Français

C’est tôt le matin, je me rends à ce resto dont j’ai remarqué l’affiche la veille « open 24h », c’est une rareté dans cette Inde pas très matinale.

Devant la porte un étranger à la perruque noire opaque me dit « where do you comme from? » , je devine de suite que c’est un français à son accent et pas le temps de finir la dernière syllabe de Canada qu’il part un monologue sur ses traitements de canal, ponts et greffons qu’il se fait faire ici "because" moins cher. « Vous vous plaisez à Delhi ?» que je lui dit pour changer de sujet, il me répond qu’il déteste cette ville pourrie et s’empresse de s’ouvrir grand la bouche pour me montrer le travail et poursuivre dans sa psychose denturologique.

Quel besoin avais-je de voir tout ça avant le déjeuner…

mercredi 2 février 2011

Indian Railways

Voici ce que l’on peut lire sur Wikipédia à propos de l’Indian Railways : la compagnie nationale de chemin de fer transporte quotidiennement 20 millions de passagers et plus de 2 millions de tonnes de fret. C’est un des plus grands employeurs du monde, avec plus de 1,6 million d’employés. La démesure indienne...

Voici la vue que nous avons de la gare de Delhi à partir du pont qui relit le quartier Paharganj à Old Delhi.


mardi 1 février 2011

Balade dans Old Delhi

Lundi semble être une journée calme à Delhi, ce qui nous permet d’adoucir le choc de notre arrivée. D’autant plus que le décalage horaire se fait sentir et que j’ai passé une partie de la nuit à écouter les ronflements de nos deux voisins afghans. D’après le guide, nous serions dans un quartier mal famé. Pourtant, nous sommes bien contents de notre petit hôtel sur Main Bazar où tout se trouve à proximité dont le quartier formidablement animé et pittoresque de Old Delhi, situé juste de l’autre côté de la gare ferroviaire.
C’est donc dans un calme relatif que nous allons faire une première petite balade. Karine et moi n’en revenons toujours pas d’être ici, fascinées par tout ce que nous voyons dans ce pays qui ne laisse personne indifférent. L’étonnement ne nous quitte pas. François qui en est à son deuxième séjour en Inde nous observe et s’amuse de nos réactions. Il craint que nous n’aimions pas, mais c’est plutôt l’inverse qui est en train de se produire.
J’ai l’impression de ne pas avoir assez de mes deux yeux, mes deux oreilles et de mon nez pour tout capter ce qui s’offre à nous depuis notre arrivée dans ce pays où même les divinités sont nombreuses. Ça grouille à ce point que je n’ai jamais remarqué un seul bâtiment dans mes trois jours à Delhi. Le spectacle humain (et animalier) est continuel.



Les gens nous sourient et acceptent de se faire photographier sans peine, même que certains le demandent.






Les étals des marchands sont joliment aménagés. On voit qu’ils sont fiers de leurs produits. Tout est frais.
Nous n’aurons pas eu besoin de bouger beaucoup à Delhi, car tout bougeait déjà autour de nous. Nous avons pris ces trois jours pour devenir des habitués d'un excellent resto et de discuter de l’itinéraire des prochaines semaines. Nous étions dans une sorte de vague depuis notre départ. Tout ce que nous savions était que nous partions pour la partie nord du pays.