dimanche 6 mars 2011

Quelques intérieurs du palais




La balançoire du maharadja.





Et le trône du maharadja.

SCÈNE DE RUE: «out» les palais

Dommage. Je suis incapable d'apprécier la magnificence des palais. Je reconnais leur beauté certaine mais elle ne m'émeut pas, comme un beau gars qui se trouve beau. En faite ça me laisse frette frette. En plus je n'y vois que le symbole de l'oppression des peuples et de l'exploitation des artisans. Quand je regarde les milles et un miroir incrustés dans les murs de chaque pièce, je ne vois que des hauts lieu de narcissisme profond. Je n'arrive pas à faire la part des choses. Je préfère de loin le charme discret des modestes maisons indiennes qu'on découvre au détour des ruelles. Vous devriez voir leurs portes parfois rose bonbon, vert ondoyant, ou d'une variété de bleu à rendre jalouse toute les mers du monde!

La prochaine visite je passe mon tour.



vendredi 4 mars 2011

Udaipur - City Palace

Notre première visite d'un véritable palais indien s'est faite ici à Udaipur dans le plus grand palais du Rajasthan (façade longue de 244 m et haute d'environ 30 à 40 mètres). Construit par plusieurs maharajas à partir de 1600. Le palais est divisé en deux hôtels et un musée. Nous sommes ébahis par le luxe de l'endroit. Karine est dégoûtée et, après avoir payé son droit d'entrée, elle rebrousse chemin quand elle se fait demander un droit supplémentaire pour sa caméra. Elle repart excédée se détendre dans le jardin tandis que je fais la visite à grande vitesse ce qui n'est pas évident, car l'endroit est immense et il n'est pas question de revenir sur mes pas. François, lui, n'hésite pas à payer et passera la journée à faire de la photo. En regardant ses photos, je peux refaire la visite de ces splendeurs à pas de tortue.






mercredi 2 mars 2011

RENCONTRE: ballade avec Shakir

Nous arrivons à peine, Anne et François ont envie de jeter un œil sur la ville tandis que moi je préfère prendre une douche. Ciao, on se donne rendez-vous pour le souper. Peu de temps après ma sortie de l’hôtel, je me fais saluer par Shakir, un jeune homme avec des yeux noir profond à la Jason, mon presque frère à Jonquière. Évidemment je le trouve sympatique immédiatement. Il est légèrement « manièré », il dépose toujours délicatement son visage au trait fin sur ses longues mains effilées lorsqu’il m’écoute et je n’hésite pas deux secondes avant d’embarquer sur sa moto lorsqu’il me propose de me faire boire le meilleur  chaï du coin... au pire ça me coûtera une visite chez un de ses amis qui vends des gogosses (très courant d'avoir des privilèges mais il ne sont jamais sans conséquence)

 La ballade est fantastique, Udaipur est la ville la plus romantique de l’Inde (c’est le guide qui le dit), je découvre toutes les petites ruelles colorées, on prend un pont qui chevauche le lac Pichola et on boit le thé au soleil couchant sur le bord d’un autre lac entouré de chameaux, c’est génial. Par contre, il me cruise sans bon sens; me suis-je trompée sur son allégeance? Ça peut arriver... à moins qu’il ne soit en quête de "l’american dream" :-) Tel que prévu pour lui on va chez un vendeur de peinture miniature traditionnelle indienne et comme d'habitude pour moi je n'achète rien.

Le lendemain, je le croise au même coin de rue, la tête penchée, délicatement appuyée sur sa main en train de rigoler avec une autre touriste. J’espère qu’un jour il va y arriver, il est si gentil et c’est un dessinateur incroyable.

Carte postale d'Udaipur


Voici la vue de la terrasse de notre premier restaurant à Udaipur. Ici, les hôtels semblent ajouter des étages au besoin pour avoir la meilleure vue possible, comme des voisins gonflables. Ce qui fait que les bâtiments sont beaucoup plus hauts qu’ils paraissent de la rue.

mardi 1 mars 2011

SCÈNE DE RUE: Le poil


Au pays de la débrouillardise, le barbier a trouvé une façon d’augmenter sa clientèle en lui rasant les oreilles en douce, question que la broussaille s’étende et que ces messieurs n’aient plus vraiment le choix que de s’offrir ses services. 
J’ai beaucoup d’empathie pour ces hommes ayant moi-même vécu la même arnaque par une esthéticienne qui un jour, sans prévenir, m’a épilé le gros orteil qui était jusqu’à ce moment imberbe. Bon, rien n’a voir avec ce gachis quand même…