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samedi 19 mars 2011

CHRONIQUE ANIMALIÈRE: La "trail" des singes

C’est l’heure de manger mon riz blanc et Anne m’accompagne en se bourrant les joues d’un succulent dhal . François est resté au lit puisqu’il devra lui aussi manger du riz blanc dans les jours qui viennent. C’est chacun son tour pour le riz blanc.
Nous sommes seules sur un toit tout près d’un palais accroché dans une montagne, le spot est parfait, le vent chaud aussi, bref on est tranquille. Arrivent par dizaine et par autres dizaines des singes, la sorte des « pas fins » avec la face et le cul rouge, je ne suis plus tranquille… Notre resto se trouve de toute évidence à côté de leur « trail » en direction du couché de soleil. C’est à ce moment que je découvre que mon amie Anne n’est de nature méfiante qu’avec les êtres humains parce qu’elle semble très bien gérer la présence des macaques. La serveuse arrive et lorsqu’elle voit le zoo, elle nous tend un bâton de bois et dit de frapper si jamais...ils aiment bien voler le contenu des assiettes qu'elle nous dit, surtout les chapatis! Anne assurera notre sécurité pour le reste du repas.



mercredi 16 mars 2011

SCÈNE DE RUE: Honda Hero


Honda fait fortune en Inde avec son modèle « Honda Hero ». La majorité des Indiens pouvant s’offrir un moyen de transport opte de toute évidence pour ce modèle qui semble faire le plus grand bonheur de toute la famille. J’vous jure, ils sont parfois jusqu’à six sur la petite bécane! 

Je vous entends penser; « mon dieu, ça pas d’allure! c’est ben trop dangereux! »  mais rassurez-vous, plusieurs villes de l’état du Rajasthan ont passé une loi afin d’assurer leur protection; port du casque obligatoire pour le chauffeur.

« Incredible India! » c’est ça qui est écrit quand tu arrives à l’aéroport de Delhi… et ça n’arrête jamais d’être vrai : -)








lundi 28 février 2011

SCÈNE DE RUE: La fin de l'Inde mythique

Je suis là à dormir dans le bus qui a fini par nous sortir d’Ahmedabad quand j’ouvre les yeux et pendant un instant, j'me crois sur la 10 pis je vois le mont Orford au loin… Sans blague, c’est pas si différent.

Je me rendors et lorsque je me réveille à nouveau nous sommes dans la région du Rajasthan et là, enfin, c’est la vrai affaire; plein de petites montagnes pointues et arides avec des biquettes agrippées à leurs flans comme dans toutes les places qui finissent par « sthan ». Arrivée à notre destination, Udaipur, c’est le choc complet pour nous trois! Je me crois cette fois-ci dans le vieux Québec avec ses rues étroites, ces petites boutiques d’artisanats toutes pareilles, pis ses centaines de touristes qui envahissent les rues…merde. Ils ont même leur McDo il paraît. «J’va prendre deux McSamosa avec une grosse frite » ça vous brise un mythe!!!

mercredi 23 février 2011

SCÈNE DE RUE: La gare

François fait la file pour nos billets de train et Anne joue à la bloqueuse puisque c’est tout un sport acheter ces bouts de papier en Inde, toujours un pour vous passer devant si vous n’êtes pas attentif. Moi je suis assise sur un banc plus loin, j’ai mes règles, je sers à rien.
C’est long et j’observe les seuls autres étrangers dans la pièce grise et morne. Des japonais. Le père met son petit sur le rebord de la fenêtre et lui demande de sauter dans ses bras. Le bébé est excité et rigole comme un fou et d’un coup sans réfléchir s’élance dans le vide. Un bébé crampé c’est du bonheur gratis. Il refont l’exercice sans arrêt et j’emmagasine. Quand la mère arrive avec les tickets et qu’ils quittent vers la sortie, le bébé me regarde et me fait un grand sourire, je lui rends. Je constate que je ne reverrai plus jamais ces gens et même si j’ignorais leurs existences il y a 20 minutes à peine, j’ai envie de me mettre à pleurer comme un petite fille. Maudites hormones.

dimanche 6 février 2011

SCÈNE DE RUE: La nuit des chiens

Ici, il peut arriver de vous faire réveiller la nuit par des hurlements d’horreur sortie tout droit du coeur des chiens. Malgré les bouchons top qualité que vous avez achetés avant de partir et qui vous coûtent le même prix que cette chambre où vous dormez à Udaïpur, l’intensité de l’émotion vécue par la bête vous sort de votre sommeil profond et vous laisse une couple de minute à regarder le plafond.

Par nuit de problèmes gastro-intestinaux omni-présents, vous pouvez vous raconter mille histoires en les écoutant japper et hurler des quatre coins de la ville depuis votre siège de toilette; « est-ce un règlement de compte chez les bâtards? » « va-t-il revenir avec sa gang? » «moment d’amour torride ou un viol canin? » etc… Enfin, en milieu d’après-midi vous comprenez mieux pourquoi ils arrivent à dormir à pattes fermées presque en pleine rue avec des tuk tuk qui leur passe à deux pouces du poil et le bruit incessant des klaxons… ils ont chaud et sont très très fatigués, c’est tout.




samedi 5 février 2011

SCÈNE DE RUE : L'attente

C’est souvent quand on attends dans un lieu public qu’on a droit au plus hétéroclite spectacle de rue. Un matin pendant que la ville dort encore, on attend l’autobus sur une des artères principales de la capitale du Gujarat (Ahmedabad; population 5 millions d’habitants). Tranquillement passe devant nous 43 tuk-tuk, 7 chiens lendemain de veille, 4 indiens à vélo qui tirent cent fois leur poids, 3 vaches sacrées cherchant de quoi à ruminer, 2 dromadaires chargés à bloc et 1 singe. Mais tout un. Tellement énorme, qu’il était grand comme le petit dans RBO…comme quoi tout est relatif.

Voici une petite séquence qui vous donne une idée du lieu :